Une année pour la biodiversité

A l’heure où la Loi PACTE introduit la notion d’intérêt social et les amène à s’interroger sur leur « Raison d’être », et un an après la quatrième édition du One Planet Summit, qui fait converger la préservation du climat et des écosystèmes, les entreprises sont invitées à requestionner leur positionnement sur ces deux dimensions indissociables du défi environnemental.

La norme NFX32-0001 « démarche biodiversité des organisations » sortie en Janvier 2021 alimente aujourd’hui les réflexions sur les évolutions de l’ISO 14001 pour renforcer « l’intégration des enjeux de conservation, restauration et d’utilisation durable de la biodiversité et des services écosystémiques dont l’organisation bénéficie dans ses activités ».

Issu d’un colloque sur la diversité biologique en 1986 à Washington, le concept de Biodiversité est reconnu à l’échelle planétaire lors de laConférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement de Rio de Janeiro en 1992, Le terme est défini dans La Convention sur la diversité biologique ou CDB comme « la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie : cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes ». Ainsi, la biodiversité ne peut être isolée des systèmes homme-nature, des systèmes socio-écologiques. Avec la plus grande diversité du vivant est représentée par des organismes microscopiques, la biodiversité est aussi et surtout un ensemble dynamique de relations, de fonctions, de processus.

Cette complexité ne facilite pas la mesure de la biodiversité, mais à ce jour les efforts sont nombreux pour développer des indicateurs adaptés. Ainsi, au delà des indicateurs d’état qui reflètent la qualité écologique intrinsèque du milieu, il est important que les entreprises intègrent dans leur stratégie des indicateurs de pression sur les causes de déclin de la biodiversité (et de réponses en termes d’amélioration des écosystèmes) qui permettent d’orienter leurs leviers d’action.

Parmi les dispositifs existants, l’évaluation constitue un outil efficace au service de la protection et la valorisation de la biodiversité dans les activités des organisations, et on peut notamment citer :

  • Le référentiel Ecojardin, qui offre une grille d’indicateurs outillée pour développer la qualité écologique des sites (dont 23% sont gérés par des entreprises),
  • La certification AFAQ Biodiversité, qui permet à celles-ci de questionner leurs actions et leurs responsabilités sur leur chaîne de valeur, sur leur processus de production en s’intégrant sur le territoire local afin de limiter les impacts négatifs sur la diversité biologique.

En se positionnant sur les cinq facteurs aggravants, identifiés par l’IPBES, de changement qui affectent la nature et qui ont les plus forts impacts à l’échelle mondiale (Les changements d’usage des terres et de la mer – L’exploitation directe des organismes – Le changement climatique – La pollution – Les espèces exotiques envahissantes), il est bon de rappeler qu’il n’est pas trop tard pour agir, à compter de maintenant et à tous les niveaux, local comme mondial.


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