Biodiversité, un enjeu pour les entreprises

A l’heure où le concept de « sixième extinction » de masse est largement vulgarisé, la question du déclin de la biodiversité interpelle directement le monde économique et la responsabilité des entreprises.

Dans le Résumé à l’intention des décideurs de son Rapport sur l’évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques ou IPBES, créée en 2012 sur le modèle du GIEC, résume de nombreux travaux de recherche à travers les constats suivants :

Les principaux messages délivrés par ce rapport portent sur quatre points :

  1. La nature et ses contributions vitales aux populations, qui ensemble constituent la biodiversité et les fonctions et services écosystémiques, se détériorent dans le monde entier.
  2. Les facteurs directs et indirects de changement se sont intensifiés au cours des 50 dernières années.
  3. Les trajectoires actuelles ne permettent pas d’atteindre les objectifs de conservation et d’exploitation durable de la nature et de parvenir à la durabilité, et les objectifs pour 2030 et au-delà ne peuvent être réalisés que par des changements en profondeur sur les plans économique, social, politique et technologique.
  4. Il est possible de conserver, de restaurer et d’utiliser la nature de manière durable et, en même temps, d’atteindre d’autres objectifs sociétaux à l’échelle mondiale en déployant de toute urgence des efforts concertés qui entraînent des changements en profondeur.

Toute organisation qui le souhaite peut s’engager sur ce dernier point par une démarche visant à neutraliser ses impacts sur la biodiversité à travers un engagement fort, une approche intégrant pleinement ses parties prenantes à travers un dialogue et une gouvernance renforcée, un état des lieux solide visant à renforcer la planification et la maîtrise des impacts liés à ses activités, et des modalités de surveillance garantissant les résultats attendus selon un principe de redevabilité envers ces parties prenantes.

La parution de la norme NFX32-001 « Démarche biodiversité des organisations » en janvier 2021 s’inscrit dans ce contexte en proposant une structure et des outils pour la mise en œuvre de cette démarche.

Couverts enherbés : retour sur la journée technique Echospaysage

Paysage durable

La journée technique sur la gestion des couverts enherbés, organisée par Echospaysage le 13 juin dernier, proposait un tour d’horizon des dernières actualités en la matière.

Après une présentation du dernier guide de Plante et cité sur l’Optimisation de la tonte et de la fauche, la ville de Lyon, avec 9 sites labellisés Ecojardin, et la ville de Besançon, capitale française de la biodiversité, ont présenté leurs pratiques de gestion.

La matinée s’est poursuivie avec le point de vue de l’écologue de France Nature Environnement Rhône, et d’une présentation sur l’éco-pâturage.

L’après-midi a permis aux participants de tester divers ateliers (fauche manuelle, protocoles participatifs : Propage, Spipoll…) et matériels de fauche.

Atelier fauche manuelle

Optimisation de la tonte et de la fauche : Résultats de l’observatoire des pratiques, Plante et cité, 2019

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Retour sur 10 ans d’évaluations RSE

L’AFNOR sort un nouveau Livre blanc qui fait le point sur 10 ans d’évaluations RSE.

Ce livre blanc dégage des tendances et bonnes pratiques tirées de plus d’une centaine d’évaluations selon le modèle d’évaluation Engagé RSE, développé en cohérence avec les lignes directrices de l’ISO 26000, sur l’ensemble des principes, questions centrales
et domaines d’actions de la norme internationale. L’évaluation permet de cadrer la démarche de responsabilité sociétale des organisations, afin de formaliser une stratégie qui accompagnera leurs actions et projets.

Il en ressort que la participation des parties prenantes à la définition de la stratégie RSE permet une meilleure prise en compte des enjeux et impacts liés à l’activité des organisations, notamment en interne où une large consultation permet de mieux mobiliser les salariés.

La prise en compte de la RSE dans la gestion des ressources humaines de l’entreprise permet de faciliter le dialogue social grâce à une dynamique d’écoute et d’échanges, de responsabiliser les acteurs pour encourager la lutte contre les discriminations et accompagner la maîtrise des enjeux de santé et de sécurité au sein de l’organisation, ainsi que la qualité de vie au travail.

L’intégration d’une dynamique d’éco-socio-conception dans la démarche d’innovation des entreprises reste une vraie difficulté, pourtant source de bénéfices en terme de prévention et d’anticipation des risques. En revanche, des progrès sont constatés dans la relation des entreprises avec leurs fournisseurs.

La relation au territoire est également dans une dynamique positive, avec un bémol cependant sur la thématique de la biodiversité qui reste très en retrait par rapport aux autres enjeux environnementaux.

Enfin, le livre blanc rassemble des bonnes pratiques relevées par secteur d’activité :

  • Construction et BTP
  • Banques, assurances et mutuelles
  • Santé et actions sociales
  • Agroalimentaire
  • Industrie
  • Secteur public

Télécharger le livre blanc sur le site d’Afnor